Resilience - Pre-Module Excercise

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La Résilience

Découvrez des manières simples, mais efficaces d’accroître l’estime de soi de votre enfant et de l’aider à développer sa capacité à faire face aux éventualités et aux défis de la vie.

1. Votre Petite Sœur vous dit qu’elle se sent moche et bête. Quelle devrait être votre première réponse?

a) Mais tu n’es ni moche, ni bête.
b) Je comprends ce que tu ressens. Je ne suis pas certaine de la raison qui te pousse à penser cela, mais nous pourrions peut-être déterminer ensemble ce qui pourrait t’aider à te sentir mieux.
c) Si tu continues à penser cela de toi, personne ne voudra être ton amie.
d) Cela m’attriste beaucoup quand tu dis des choses comme cela.

b. Dans la plupart des cas, lorsque nous entendons des jeunes dire des choses négatives sur eux-mêmes, notre première réaction est de leur dire que cela n’est pas vrai du tout. Ce genre de soutien, même s’il part d’une bonne intention, est en réalité une occasion manquée de reconnaître les sentiments du jeune et, de ce fait, compromet l’efficacité de la communication. En validant le ressenti du jeune, cela ne veut pas dire que vous êtes d’accord avec lui, mais plutôt que vous avez pris le temps de le comprendre. Le sentiment d’avoir été entendu et compris est un composant essentiel si l’on veut aider les jeunes à devenir plus résilients. Puisqu’elle sent que ses sentiments sont compris et validés, votre Petite Sœur se sentira poussée à trouver des solutions à ses sentiments négatifs.

Vous pourriez répondre aux commentaires négatifs de votre Petite Sœur de la sorte : « Je sais que c’est ce que tu ressens et j’en suis désolée. Moi, je ne te vois pas comme ça. Parlons de tes sentiments, et je pourrais t’aider à te voir sous un autre jour ». Ce genre de paroles l’aidera sans doute à trouver des solutions à ses sentiments négatifs. Si vous lui répondez de façon critique, en disant « Si tu continues à penser cela de toi, personne ne voudra être ton amie », par exemple, votre Petite Sœur sera moins encline à examiner et à changer son comportement. Dites-lui que vous l’appréciez, que vous aimez le temps que vous passez ensemble et que vous espérez qu’elle se rende compte qu’elle compte beaucoup pour les autres. Cependant, le premier message que vous devriez lui transmettre devrait être un message d’empathie, qui valide ce qu’elle ressent.



2. Quand votre Petit Frère réussit quelque chose, vous pouvez encourager sa résilience en lui disant :

a) Je suis content d’avoir pu t’aider, car tu n’aurais pas pu y arriver tout seul.
b) J’ai adoré la façon dont tu as compris tout cela.
c) Maintenant que tu te rends compte que tu peux réussir, tu ne devrais plus te donner des excuses pour ne pas essayer quelque chose à l’avenir.
d) Toutes ces réponses.

b. Les jeunes résilients sont fiers de leurs succès et s’en félicitent de façon réaliste. Leur sentiment de réussite et de fierté leur donne la confiance de persévérer la prochaine fois qu’ils sont confrontés à un défi. En tant que mentor, il est important que vous reconnaissiez et souligniez la façon dont votre Petit Frère contribue à son propre succès. Si vous répondez par a ou c, l’enfant pourrait se dire que ses réussites ne sont pas vraiment les siennes et son sentiment de réussite pourrait en être réduit.

3. Quelle est la meilleure façon de gérer ses erreurs :

a) Utiliser l’erreur comme une occasion d’apprendre à résoudre les problèmes quand les choses ne vont pas.
b) Apprendre au mentoré que les erreurs devraient être évitées.
c) Réduire ses attentes pour que le mentoré ne fasse jamais d’erreur.
d) Ignorer les erreurs.

a. Les enfants et les jeunes comprennent très bien la façon dont les adultes gèrent leurs propres erreurs. S’ils vous voient réagir à vos erreurs en restant calmes et en cherchant des solutions plus efficaces, ils auront moins tendance à craindre de faire des erreurs et seront plus enclins à découvrir ce dont ils sont réellement capables. Rappelez à l’enfant que vous mentorez que les erreurs font partie intégrante de la vie. La plupart des erreurs nous servent d’apprentissage donc, si vous donnez l’exemple lorsque vous êtes confronté à vos propres erreurs, vous aiderez l’enfant à devenir plus résilient. Il est également important de ne pas surprotéger l’enfant et de ne pas réduire ses attentes, mais plutôt de les soumettre à des risques acceptables pour qu’ils parviennent à réussir plus souvent.



4. Quelle(s) situation(s) aideront l’enfant que vous mentorez à se sentir spécial, aimé et apprécié?

a) En créant des traditions et des moments spéciaux avec lui.
b) En s’assurant de ne pas manquer les événements qui lui sont importants.
c) En acceptant l’enfant que vous mentorez pour la personne qu’il est réellement, et non pas pour ce que vous voudriez qu’elle soit.
d) Toutes ces réponses.

d. L’un des messages les plus puissants que vous pouvez transmettre à l’enfant que vous mentorez est de l’accepter pour ce qu’il est. Partager votre temps et être prêt à l’écouter montre que vous lui accordez de la valeur. Les actions sont plus efficaces que les mots lorsqu’on souhaite encourager la résilience. Bien sûr, l’enfant que vous mentorez ne répondra pas toujours à vos attentes (et vice-versa, d’ailleurs!), mais il est important que vous l’acceptiez toujours pour ce qu’il est. Si un enfant sent constamment qu’il déçoit les adultes qui ont de l’importance pour lui, il lui sera difficile d’avoir une vue optimiste de la vie. Essayez d’évaluer vos attentes, et modifiez-les au besoin.