l’intimidation : Les faits et les mythes

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Intimidation

Voici un problème de relation qui nécessite des solutions en ce sens. L’intimidation est un type d’abus qui peut prendre différentes formes à différents âges. Vous trouverez dans cette section des liens et des renseignements pratiques à ce sujet.

   

 (Pour obtenir plus de renseignements, pour consulter des statistiques et des recherches, veuillez visiter http://prevnet.ca)

Mythe: L’intimidation ne cause pas de préjudice grave.

Fait : Un amalgame de troubles physiques et mentaux est imputé à l’intimidation, tout comme des problèmes d’apprentissage, relationnels ou antisociaux, en plus du suicide.


Mythe :  À mesure qu’ils prennent de la maturité, les enfants n’ont plus recours à l’intimidation.

Fait : Sans intervention, une grande proportion des jeunes qui intimident les autres dans leur enfance continueront d’utiliser leur pouvoir de façon malsaine à l’adolescence et à l’âge adulte. La nature de l’intimidation évolue en même temps que les enfants grandissent. L’intimidation se diversifie alors pour prendre des formes plus sophistiquées d’agressions verbales, sociales, homophobes, sexuelles et raciales. De mauvaises leçons à propos de l’abus de pouvoir apprises dans l’enfance peuvent se traduire par du harcèlement sexuel dans le milieu de travail, de la violence dans les fréquentations, de la violence conjugale, envers les enfants ou envers les aînés..


Mythe : Seul un petit nombre d’enfants est affecté par l’intimidation.

Fait : La recherche suggère que dans une classe de 35 élèves, de 4 et 6 sont victimes d’intimidation ou intimident les autres. Plusieurs autres enfants sont témoins de comportements relatifs à l’intimidation. À un certain moment, la majorité des enfants adoptera une forme ou l’autre d’intimidation et en sera victime d’une manière quelconque. Une minorité restreinte d’enfants sera fréquemment impliquée, à long terme dans des situations omniprésentes liées à l’intimidation/victimisationv .


Mythe :  Oh Canada! Est-ce que les Canadiens sont « trop gentils » pour intimider les autres ?

Fait : Malheureusement, ce n’est pas le cas! Un récent sondage sur les comportements des enfants d’âge scolaire de l’Organisation mondiale de la santé indique que le Canada ne se classe qu’au 26e et 27e rang sur 35 pays en ce concerne les mesures adoptées pour contrer l’intimidation et la victimisation, respectivement. Notre position sur la scène internationale a chuté par rapport à d’autres pays. Les données suggèrent que d’autres pays ont réussi à prévenir les problèmes relatifs à l’intimidation plus efficacement que le Canada et indiquent qu’il s’agit d’un grave problème social au pays.


Mythe :  Les enfants qui sont victimes d’intimidation doivent se défendre et répliquer.

Fait : Encourager les enfants victimes d’intimidation à répliquer pourrait, en fait, empirer la situation. Nous savons que, lorsque les enfants ont recours à des stratégies violentes pour gérer des situations relatives à l’intimidation, il en résulte qu’ils sont plus enclins à subir une intimidation sévère et prolongéevii.


Mythe :  Dénoncer l’intimidation ne fera qu’aggraver la situation.

Fait : Considérant le déséquilibre du pouvoir qui existe entre les enfants qui intimident et leurs victimes, il est excessivement difficile pour ces dernières de se sortir de la relation destructrice où elles se trouvent. Elles font plusieurs tentatives pour faire cesser l’intimidation par elles-mêmes, mais leurs efforts ne donnent généralement pas de résultats concrets et peuvent même aggraver la situation. L’intervention d’un adulte est nécessaire afin de rétablir le déséquilibre au niveau du pouvoir. Les enfants et parents ou tout autre adulte bienveillant pourraient avoir à rapporter un cas d’intimidation à maintes reprises avant que le comportement ne cesse. Nous savons que les enfants qui ont dévoilé à un adulte être victime d’intimidation ont été moins intimidés l’année suivante, par rapport aux enfants qui n’ont pas informé un adulte de la situation . Si personne ne parle de l’intimidation, les enfants qui intimident les autres croient qu’ils peuvent perpétrer ce comportement sans aucune conséquence. Garder le silence ne fait que valider le comportement des jeunes qui intimident leurs pairs.


Mythe :  L’intimidation est un problème lié à l’école.

Fait : L’intimidation se produit lorsque des jeunes se rencontrent (en ligne ou en personne) pour apprendre ou s’amuser. L’intimidation est un problème qui concerne toute la communauté, pas seulement l’école.


Mythe :  L’intimidation ne se produit pas au sein d’une famille ou à la maison.

Fait : Malheureusement, l’intimidation se produit aussi au sein des familles. Lorsqu’il est question d’agressions répétées dans des relations familiales, on dira plus couramment « abus » ou « violence familiale », alors que, lorsqu’il s’agit de violence entre des pairs, on dira plutôt « intimidation » ou « harcèlement ». La famille est le premier environnement où les enfants apprennent à agir en relation et ce qu’ils apprennent au sein du noyau familial jette les bases de leurs relations futures. La recherche démontre qu’il y a un lien développemental entre le fait de vivre ou d’être témoin d’abus dans sa famille et d’être victime d’intimidation ou intimider et abuser dans des relations futures.


Mythe : Si un enfant nie être victime d’intimidation, c’est sans doute parce qu’il n’y a aucun problème.

Fait :Si vous croyez qu’un enfant est victime d’intimidation, c’est sans doute le cas. Les enfants vont souvent nier être victimes d’intimidation parce qu’ils ont honte ou peur.