Mentorat de jeunes continué (6c) - Travailler avec de jeunes autochtones

Travailler avec de jeunes autochtones

La recherche a démontré que les jeunes autochtones réagissent mieux au modèle de mentorat de groupe, par lequel les mentors et les enfants et les jeunes interagissent, qu’aux jumelages individuels traditionnels (Bisanz, J. et al. 2003).

Traditionnellement, les communautés autochtones éduquent et soutiennent leurs enfants en groupe. En plus de reconnaître cette pratique culturelle importante, le modèle de mentorat de groupe s’en inspire.

Bien que les programmes de mentorat traditionnels puissent parfois aider les jeunes impliqués dans le système de bien-être de l’enfance s’il s’agit d’un programme de mentorat régulier, les programmes de mentorat traditionnels sont, dans la plupart des cas, mal adaptés aux besoins particuliers de ces jeunes. Malgré de bonnes intentions, les programmes de mentorat qui ne sont pas conçus spécifiquement pour ces jeunes risquent de perpétuer le cycle nuisible de perte chronique déjà bien ancré. Les programmes de mentorat destinés aux jeunes impliqués dans le système de bien-être de l’enfance sont différents des programmes de mentorat traditionnels. Voici certaines des caractéristiques uniques des programmes de mentorat efficaces destinés aux enfants et aux jeunes confiés ou ayant déjà été confiés aux services de protection de l’enfance

  • Un soutien important apporté aux mentors et aux mentorés de la part du personnel de prestation;
  • Un programme ciblé dépassant la création de relations de mentorat, et visant à aider les jeunes à développer des compétences de vie comme la résolution des problèmes et l’établissement d’objectifs;
  • La création de liens vers les ressources communautaires, afin de permettre aux jeunes de réussir leur transition vers une vie autonome lorsqu'ils quittent la prise en charge;
  • Une formation complète pour les mentors et le personnel du programme.
« Nous savons que les nouveaux arrivants ne connaissent pas et ne sont pas à l’aise face au mentorat individuel de leurs jeunes. L’idée du mentorat existe habituellement comme quelque chose qui se produit au sein d’une famille élargie. Présenter une possibilité de relation de mentorat fait sourciller. Le mentorat de groupe est mieux accueilli, particulièrement s’il est lié à l’école. Il est plus facile à accepter, car il est vu comme un prolongement de l’école. Les familles sont plus à l’aise avec de l’aide aux devoirs ou une activité liée à la réussite scolaire. Et elles ont déjà une certaine confiance envers les écoles. Le mentorat de groupe est axé sur la création de relations et la réduction de l’isolement social à l’école. - Nooreen Pribhai, Grands Frères Grandes Sœurs du Canada
- Nooreen Pribhai, Grands Frères Grandes Sœurs du Canada