Mentorat de jeunes continué (6a) - défis uniques

Il faut cependant être conscient que le mentorat des jeunes pris en charge ou sur le point de quitter la prise en charge, ou encore des jeunes recevant des services de protection de l’enfance, présente des occasions et des défis uniques tant pour les jeunes et que pour les programmes de mentorat qui leur sont destinés :

L’environnement familial :

Les enfants intègrent le système de bien-être de l’enfance suite à des abus ou de la négligence, plutôt qu’à cause de la délinquance. La plupart de ces enfants restent dans leur foyer biologique, mais ceux qui en sont retirés peuvent changer plusieurs fois de famille d’accueil. À chaque fois, le jeune doit composer avec une nouvelle communauté et une nouvelle culture. En plus d’avoir été maltraités ou négligés en premier lieu, les jeunes pris en charge ont ensuite beaucoup perdu (leur famille biologique, leurs amis, leurs voisins et enseignants, parfois même leurs animaux familiers ou leurs jouets préférés).

Les problèmes de développement :

Les enfants ont différents besoins développementaux selon leur âge. Intégrer le système de bien-être de l’enfance a des répercussions sur l’enfant à différents niveaux, en fonction de son âge. Par exemple :

  • Les enfants en âge de fréquenter l’école primaire (de 6 à 10 ans) peuvent avoir des difficultés à tisser des relations avec les adultes lorsqu'ils vivent une transition importante (comme l’intégration au système de bien-être de l’enfance). Certains enfants peuvent se montrer très accaparants dans leurs interactions, alors que d’autres peuvent être distants, voire même dédaigneux. Ces comportements montrent tous deux une peur de l’abandon par l’adulte.
  • Les jeunes en début d’adolescence (de 11 à 14 ans) commencent à développer des relations avec leurs pairs, mais sont encore très dépendants de leur famille. À ce stade, les jeunes commencent à découvrir leur identité et leurs forces personnelles. Sans l’encouragement positif d’un adulte, ces jeunes peuvent chercher à se sentir reconnus par d’autres personnes, y compris par des groupes de pairs néfastes..
  • Les jeunes au milieu de l’adolescence (de 15 à 17 ans) se fient davantage à leurs pairs qu’aux membres de leur famille. Cependant, les placements multiples peuvent empêcher ces jeunes de nouer des relations positives et encourageantes avec leurs pairs, les laissant plus vulnérables aux influences néfastes..
  • Les jeunes plus âgés (de 18 ans au début de la vingtaine) souhaitent être autonomes, mais n’ont pas toujours l’éducation ou l’expérience professionnelle requise pour y parvenir. Si ces jeunes ne savent pas comment obtenir et conserver un emploi, ce qu’est une relation saine, et comment établir les frontières appropriées dans une relation, ils seront en décalage développemental par rapport à leurs pairs..

La stabilité mentale ou émotionnelle :

À cause des traumatismes qu’ils ont vécus, les enfants pris en charge sont plus susceptibles d’avoir des problèmes physiques, mentaux, comportementaux, émotionnels et de toxicomanie, ou d’adopter des comportements sexuels à risque, comme une initiation au sexe ou une grossesse précoces.

L’éducation :

Children in care often change schools numerous times. As a result of regularly missing school, having to change schools frequently, and having their enrollment delayed every time they enter a new placement, young people in care are often academically behind their peers. Many find it difficult to form relationships with school staff who could support their academic success and/or help them to maintain the motivation to work hard in school.

L’emploi :

De nombreux adolescents pris en charge n’ont pas accès au soutien d’un adulte pour les aider à acquérir des compétences professionnelles essentielles. Ce manque de compétences réduit leurs options d’emploi. 12 à 18 mois après avoir quitté le système de bien-être de l’enfance, seulement 38 % de ces jeunes ont un emploi et moins de la moitié d’entre eux ont un emploi à temps plein.