7c2iv. Sélection - Sélection des mentors: Meilleures pratiques (a continué)

La sécurité de l’enfant

Ce qu’en dit la recherche :

Afin d’assurer la sécurité du mentoré, il est essentiel de sélectionner soigneusement les mentors et de s’assurer qu’ils sont bien formés, supervisés et soutenus. De plus, puisque beaucoup d’activités peuvent se dérouler au domicile du candidat, il est nécessaire de s’assurer qu’il est adapté à ces activités. Réaliser l’entrevue au domicile du mentor potentiel (ou effectuer au moins une visite du domicile dans le cadre du processus de sélection) révèle souvent encore plus d’informations au sujet de la personne. Cette pratique s’appliquera davantage aux programmes communautaires où le mentor et le mentoré pourraient se retrouver occasionnellement au domicile du mentor. Les programmes de mentorat à l’école peuvent également envisager cette pratique, car elle permet d’en apprendre davantage sur la vie du mentor en dehors du programme, de découvrir des comportements inappropriés (p. ex., la consommation de drogues, les activités illégales) ou des attitudes qui les rendent inaptes à travailler auprès d’un enfant, même dans un milieu scolaire contrôlé.

À prendre en compte lors de l’évaluation
La personne faisant passer l’entrevue doit savoir exactement qui vit dans la maison et qui y vient fréquemment, s’il y a des animaux dans la maison, si les habitants fument à l’intérieur, s’il existe des dangers potentiels pour la sécurité de l’enfant (ex. une piscine ou une rivière sur le terrain), si le quartier est sécuritaire, etc. .

Les points à surveiller


La vérification des références
Les informations recueillies au moyen de la vérification des références sont essentielles pour se faire une idée appropriée du candidat bénévole. Les renseignements peuvent soit confirmer et élaborer les renseignements obtenus lors de l’entrevue du bénévole, soit les contredire. Afin de rassembler le plus de renseignements pertinents et significatifs possible, les questions doivent être orientées en fonction du type de relation que la personne interrogée a avec le candidat. Les questions doivent être conçues afin de rassembler les renseignements qui aideront la personne faisant passer l’entrevue à déterminer si le candidat sera en mesure de donner suite à son engagement, d’être persévérant, de respecter les directives, de comprendre les limites et de s’engager de façon saine et sécuritaire avec un jeune vulnérable. Ces entrevues permettent de déceler les réponses ou les points qui ont tendance à revenir souvent, mais il est rare qu’elles permettent de déterminer si un candidat doit être accepté ou rejeté.

Évaluer l’aptitude du candidat à devenir mentor

Les entrevues, la vérification des références, les visites du domicile et les vérifications des antécédents judiciaires ont de la valeur uniquement si le programme explique comment interpréter les résultats et s’il comporte des politiques spécifiques permettant de déterminer les types d’informations douteuses qui entraîneraient l’élimination de certains candidats. Bien qu’il soit extrêmement important d’assurer la sécurité des enfants et des jeunes qui participent aux programmes, il faut également reconnaître que les différents groupes culturels n’ont pas la même compréhension des pratiques de sélection. En fait, elles peuvent souvent être perçues comme trop bureaucratiques, trop intrusives ou superflues. La sélection doit être adaptée aux particularités culturelles et les critères doivent être suffisamment flexibles pour permettre aux personnes ayant surmonté de graves difficultés dans leur vie, mais ayant des expériences pertinentes à partager, de devenir mentors. (Bisanz et al., 2003; Klinck et al., 2005).

« Nous refusons la plupart des candidats qui font une demande. Le mentor doit être prêt à s’engager à long terme, sinon je préfère attendre de trouver un autre mentor avant de jumeler l’enfant. Nous sommes très stricts, car ces enfants ont vécu de nombreux abandons. »
- Heather O’Keefe, StepStones for Youth