7c2i. Sélection - Sélection des mentors: Meilleures pratiques

Meilleures pratiques de sélection des mentors

pour les programmes desservant des jeunes étant ou ayant été, confiés aux services de protection de l’enfance :

L’entrevue a pour but de rassembler des renseignements pertinents et importants, afin de déterminer s’il convient d’accepter le candidat et si c’est le cas, comment former ensuite le jumelage le plus approprié. Lorsque vous examinez les documents et réfléchissez aux caractéristiques qui font de quelqu'un un mentor bon et efficace, pensez à des qualités comme la persévérance, la compréhension, la stabilité, la cohérence, la capacité à être centré sur l’enfant et la capacité à développer des relations saines et convenablement intimes. Les questions de l’entrevue doivent servir à aider le candidat à mieux comprendre le rôle d’un mentor, ses limites et les problèmes pouvant survenir.

Les bons mentors possèdent des forces particulières qui les rendent efficaces auprès des jeunes. Les individus doués dans les domaines suivants sont plus susceptibles d’être de bons mentors pour les jeunes vulnérables :


La motivation

Ce qu’en dit la recherche :

Les relations dans lesquelles les mentors s’efforcent en premier lieu d’établir une relation avec l’enfant avec qui ils sont jumelés et où les mentors sont prêts à réajuster leurs attentes personnelles sont plus fortes. Les deux participants expriment une plus grande satisfaction par rapport à la relation et s’attendent à ce qu’elle se poursuive indéfiniment. À l’inverse, les mentors qui s’efforcent de combler leurs besoins personnels (p. ex., se sentir bien) parlent de la relation avec moins de satisfaction et estiment notamment que leurs efforts ne sont pas appréciés à leur juste valeur par leur mentoré. Ils signalent également une plus grande contrainte face aux problèmes liés aux horaires et autres obstacles rencontrés dans la relation.

À prendre en compte lors de l’évaluation :
La personne faisant passer l’entrevue doit bien comprendre pourquoi le candidat souhaite devenir mentor, quelles sont ses motivations et ses attentes et les raisons pour lesquelles il soumet sa candidature maintenant. Comprend-il bien le programme? Ses attentes sont-elles raisonnables? Que retirera-t-il de son implication?


Les points à surveiller


Le style relationnel

Ce qu’en dit la recherche :

Le mentorat consiste à tisser une relation saine avec un jeune. Les comportements récurrents dans les relations actuelles et précédentes, à la fois sur le plan personnel et familial, sont de bons indicateurs de la façon dont le candidat est susceptible de se comporter dans une relation de mentorat. Avoir actuellement des relations saines et stables et un réseau solidaire et raisonnable d’amis adultes et de membres de la famille indique que le candidat est capable de persister et de gérer les conflits.
La recherche portant sur les caractéristiques des mentors efficaces suggère que le mode d’attachement des mentors joue un rôle déterminant dans leur efficacité lors d’une relation de mentorat, en particulier en cas de conflit. Les mentors ayant un comportement d’attachement sécuritaire et sain avec d’autres adultes sont en mesure de tolérer les périodes de conflit pouvant survenir dans une relation de mentorat. Ceux qui adoptent un comportement d’attachement moins sain peuvent avoir des difficultés à se lier avec le jeune, à s’investir dans la relation ou à traverser une période difficile survenant au cours de la relation. Cela peut également avoir un impact sur les jeunes mentorés, qui peuvent alors être plus susceptibles de « tester » leur mentor ou de résister à la relation. Les programmes qui desservent les jeunes pris en charge doivent écarter prudemment les mentors n’ayant pas des comportements d’attachement optimaux. En effet, il y a peu de chances pour que ce genre de personnes réussissent à créer un contexte positif et à donner suite à leur engagement. x

À prendre en compte lors de l’évaluation :
La personne faisant passer l’entrevue doit avoir une idée précise des relations importantes dans la vie du candidat, de ses relations actuelles avec son (sa) conjoint(e), de l’implication du conjoint dans le jumelage, ainsi que du réseau de soutien et de la stabilité des relations du candidat. La personne faisant passer l’entrevue doit également se familiariser avec les antécédents familiaux et la situation familiale actuelle du candidat, afin d’évaluer la stabilité, les réseaux de soutien, les limites dans les relations, la probabilité et la pertinence de l’implication des membres de la famille dans le jumelage, etc. Le candidat doit faire preuve d’ouverture aux autres, être flexible, avoir de l’empathie par rapport aux besoins changeants d’une relation, avoir la capacité d’établir des liens malgré les différences, et la capacité de se lier avec le jeune et de communiquer convenablement avec sa famille ou ses tuteurs. Le candidat doit également savoir mettre fin de façon saine à ses relations et comprendre son rôle une fois la relation terminée.

Les points à surveiller


x Reflections from the 2011 Summer Institute on Youth Mentoring “It May Be the Missing Piece” – Exploring the Mentoring of Youth in Systems of Care, Michael Garringer, National Mentoring Center