7e2ii Formation - Formation des mentors : Meilleures pratiques (a continué)

Diagramme du réseau social d’un jeune placé en famille d’accueil xi

Youth in Foster Care Graphic FR

Les programmes de mentorat qui veulent créer des espaces sécuritaires et desservir tous les jeunes doivent avoir des politiques organisationnelles et des programmes qui reflètent ces concepts. tous les employés, bénévoles et jeunes doivent être informés de ces politiques qui exigent sécurité et respect pour tous.
  • Il est également essentiel de bien faire comprendre aux mentors les problèmes auxquels les jeunes pris en charge par les services de protection de l’enfance sont confrontés. Cela les aidera à se fixer des attentes réalistes par rapport à la relation de mentorat, surtout en ce qui a trait la réciprocité dans les premiers stades de la relation.
  • Il est également utile de fournir des occasions aux mentors expérimentés de parler de leurs expériences en tant que mentor, si cela est possible..
  • Les mentors doivent également être bien au clair quant à la confidentialité. Ils devront signer un accord de confidentialité. Les règlements de confidentialité doivent protéger les jeunes contre la divulgation involontaire de leur identité et/ou genre sexuels.
  • Il faudra également que le mentor connaisse bien les politiques du programme concernant les communications entre le mentor et la famille biologique ou la famille d’accueil du jeune, et sache quels renseignements qu’il devra retransmettre au personnel du programme suite à ces communications. Les mentors doivent comprendre qu’il est essentiel qu’ils communiquent avec le ou les parents de la famille d’accueil et le personnel du programme.
  • Les mentors doivent également être conscients que de nombreux jeunes pris en charge ont connu des séparations et des pertes au cours de leur vie, et que, de ce fait, ils peuvent avoir du mal ou avoir besoin de plus de temps pour tisser une relation de confiance avec un adulte. Les mentors doivent être formés pour pouvoir persister dans la relation, malgré la période initiale où le jeune résistera à faire confiance à l’adulte et à établir la relation de mentorat. Les mentors doivent être guidés afin d’interpréter le manque de suivi ou de communication de la part du jeune comme étant, en réalité, un besoin supplémentaire de soutien.
  • Il faudra donner au mentor des stratégies afin qu’il puisse tisser une relation avec le jeune. Les mentors doivent être en mesure d’établir des liens avec leur mentoré et de contribuer à sa transformation. Mettez l’accent sur des concepts comme :
    • S'exprimer clairement, à la fois verbalement et non verbalement
    • Être capable d'écouter le jeune parler de ce qu'il ressent et de le laisser s'exprimer
    • Répondre de façon positive et appropriée, même si le mentor est frustré
    • Ne pas porter de jugement
    • Respecter les confidences du jeune (sauf si cela peut avoir des répercussions sur la santé et le bien-être d'autres personnes)
    • Ne pas s'étonner ni se vexer si le jeune ment à propos de quelque chose; reconnaître que c'est souvent un simple mécanisme de défense contre des problèmes plus profonds que le mentor peut résoudre
    • Faire des suggestions au sujet des problèmes que le jeune vit, sans lui dicter ce qu'il devrait faire (et accepter que le jeune pourrait prendre les mauvaises décisions)
    • Maintenir son engagement pendant toute la durée prévue du jumelage; ne pas abandonner!
    • Être positif, même lorsque l'on parle de sujets difficiles ou douloureux
    • Savoir qu'il y aura des hauts et des bas en cours de route, et utiliser les déceptions et les frustrations comme une occasion de faire évoluer la relation

xi Blakeslee, J (in press). “Expanding the scope of research with transition-age foster youth: Applications of the social network perspective.”