7e2iv - Formation - Formation des mentors : Meilleures pratiques (a continué)

  • Les mentors de jeunes autochtones doivent avoir une bonne connaissance du langage, de la culture, de l’histoire, des valeurs, du patrimoine, des croyances spirituelles autochtones, ainsi que de leur milieu social (Klinck et al., 2005; Schissel & Fedec, 2001). Une recherche menée au Canada suggère que les mentors de jeunes autochtones devraient eux aussi être autochtones, et que les programmes pourraient inclure la famille du jeune, si possible, et une culture et des valeurs traditionnelles.
  • Il est bon de faire des présentations complémentaires en personne, afin de résumer les nombreux documents en ligne et imprimés disponibles qui traitent des problèmes des jeunes. Il faut également fournir aux mentors un manuel de formation détaillé couvrant l’ensemble des informations traitées pendant la formation et indiquant tous les renseignements sur les ressources communautaires.
  • Il faudra également proposer des formations continues (potentiellement chaque mois) sur une variété de sujets, afin d’accroître les connaissances des mentors et de les aider à remédier aux difficultés pouvant survenir au cours de la relation de mentorat. Ces séances permettront également aux mentors de partager leurs expériences et de poser des questions. (Se référer aux sections sur le soutien du jumelage pour obtenir de plus amples renseignements).
  • Une fois que le mentor est jumelé, il a besoin d’encore plus de formation et de soutien, car il sera alors confronté à des situations réelles. Les formations doivent être structurées afin de fournir des renseignements encore plus détaillés sur les sujets préoccupants. Le contenu des formations doit être axé en partie sur les intérêts et les préoccupations des mentors, et souvent inclure un présentateur spécialiste externe
Bâtir une communauté de mentors
Vous pouvez envisager d’offrir des rencontres informelles pour permettre aux mentors d’échanger leurs idées et leurs approches et leur proposer des solutions aux difficultés qu’ils rencontrent. Ces rencontres contribueront à bâtir une communauté de mentors dans le cadre du programme, tout en offrant aux mentors des occasions d’établir des contacts, de résoudre des problèmes ensemble et de socialiser.

Ces autres sujets, ainsi que ces programmes et services communautaires devraient également être traités, afin d’étendre les connaissances des mentors :

  • Les premiers soins
  • Les services de toxicomanie et de santé mentale disponibles
  • Les problèmes liés à l'attachement
  • La sécurité en ligne
  • Les troubles du syndrome d'alcoolisme fœtal
  • L'autisme
  • La communication interculturelle
  • Le pouvoir et les privilèges : anti-oppression
  • Les préventions du suicide
  • Les ressources offertes aux jeunes atteignant la limite d'âge de la prise en charge
  • Les ressources et le soutien disponibles pour les jeunes LGBTTQ5 ayant révélé leur attirance sexuelle ou en questionnement.
  • Comment résoudre les conflits et utiliser efficacement la communication en période de conflit
  • La sensibilisation aux gangs
  • Des solutions pour surmonter les frustrations et les déceptions lors du mentorat
  • Les préjugés sur les jeunes pris en charge, ce qu'ils signifient et l'impact qu'ils ont sur ces jeunes
  • Le développement du cerveau des adolescents
  • Le syndrome de stress post-traumatique

En bref, il est essentiel que les mentors sachent qu’ils ont accès à un cercle de connaissances et de soutien prêt à les aider, eux et leur mentoré.