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7f2 Formation - Formation des mentorés : Meilleures pratiques

Meilleures pratiques pour la formation des mentorés

impliqués dans des programmes desservant des jeunes étant, ou ayant été, confiés aux services de protection de l’enfance :

La formation des mentorés est une étape de préparation fondamentale, permettant d’impliquer un jeune dans son nouveau rôle de mentoré. Gérer les connaissances et les attentes du mentoré par rapport au programme et à ce nouveau type de relation contribuera considérablement à sa réussite. Il faudra s’assurer que le contenu des documents de formation est facile à comprendre (particulièrement pour les jeunes dont la langue maternelle n’est pas le français) et qu’il traite avec délicatesse des sujets pouvant créer un malaise ou être « tabous » chez certains groupes culturels.

Les avantages de la formation du mentoré sont considérables :

  • Comprendre les avantages potentiels du mentorat et établir des objectifs relationnels peut aider à accroître la motivation des mentorés et leur permettre de contribuer activement au développement de la relation de mentorat.
  • Une formation aidera également le jeune à comprendre qu’il a aussi la responsabilité de contribuer à la relation et l’importance que cela revêt, ce qui améliorera les chances qu’il s’investisse dans la relation.
  • Une formation peut aussi atténuer l’anxiété du jeune et l’aider à amorcer la relation d’une façon plus positive.
  • Une formation expliquera aussi au mentoré comment il peut contribuer à préserver sa propre sécurité.

De nombreux jeunes pris en charge ont subi la rupture de relations importantes. Il peut donc leur être difficile de développer des relations de confiance avec d’autres adultes. Les chercheurs suggèrent de former les mentorés à l’aide de modules traitant de l’évaluation de l’attachement et de discussions axées sur l’influence que leurs expériences précédentes auront sur les relations avec leur mentor et les autres personnes impliquées dans leur vie.

Les jeunes pris en charge ont souvent du mal à établir les limites d’une relation. Il est important de définir les comportements acceptables et inacceptables. Par exemple, il faudra expliquer à ces jeunes qu’ils ne peuvent pas téléphoner à un mentor en pleine nuit, demander de l’argent au mentor en cas de problèmes financiers, ni s’attendre à ce qu’un mentor intervienne en cas de conflits avec ses parents d’accueil ou les travailleurs sociaux.

Enfin, il faut aider les jeunes à établir des liens avec d'autres organisations pouvant les aider. Par exemple, on pourra leur parler des organismes LGBTTQ5 pouvant offrir une ressource supplémentaire, des organisations culturelles favorisant les liens culturels chez les jeunes issus de groupes ethnoculturels et autochtones, ou encore des services pouvant combler les besoins particuliers des jeunes ayant des déficiences intellectuelles, développementales ou physiques.