7h1ii - Suivi et soutien

Suivi et soutien

La relation est ce qui provoquera le changement du jeune impliqué dans un programme de mentorat. Pourtant, les relations de mentorat n’entraînent pas toutes les changements escomptés. Cependant, les recherches soulignent certains éléments qui doivent être privilégiés si l’on souhaite qu’une relation de mentorat soit fructueuse.

  1. La proximité relationnelle : Herrera, Sipe, and McClanahanxii ont tous les trois constaté que « Le cœur d’une relation de mentorat est le lien qui se forge entre le jeune et son mentor. Si le lien ne se forme pas, le jeune et le mentor peuvent stopper le jumelage avant même que la relation de mentorat n’ait eu le temps d’avoir un impact positif sur le jeune ».
  2. La constance :Des études informelles et officielles sur les relations de mentorat soulignent l’importance de la fréquence et de la constance des rencontres entre le mentor et son mentoré. Avoir des contacts réguliers avec son mentor est indirectement associés aux résultats positifs constatés chez le jeune. Cela s’explique par le rôle que ces contacts jouent dans la création d’autres aspects bénéfiques de la relation de mentorat. Par exemple, se rencontrer régulièrement peut inciter les jumelés à faire des activités bénéfiquesxiii, donner lieu à un soutien émotionnel et instrumentalxiv, et favoriser une intégration plus étroite de l’adulte dans le réseau social du jeune.xv L’implication fiable d’un adulte attentionné autre que les parents peut également avoir des conséquences bénéfiques supplémentaires et renforcer le sentiment de sécurité et d’attachement dans les autres relations du jeune.xvi
  3. La relation axée sur le jeune : À l’inverse d’une relation principalement orientée sur les intérêts ou les attentes du mentor, une relation axée sur les besoins du jeune contribue à la qualité et à la duréexvii de la relation. Ce genre de relations aide également à améliorer la qualité des relations entre le jeune et d’autres adultes. xviii
  4. La structure :Des chercheurs ont constaté que les résultats sont plus favorables si le jeune indique que son mentor lui apporte à la fois une structure et un soutien. Aider le jeune à définir des objectifs importants pour son développement et à travailler afin de les atteindre semble être bénéfique. Cela se révèle particulièrement efficace si les objectifs à atteindre ont été fixés ensemble par le mentor et le jeune, dans le cadre d’une approche axée sur le jeune.xix
  5. La durée :Plus la relation dure longtemps, plus les effets positifs s’accentuent. Inversement, les jeunes dont le jumelage se termine prématurément vivent une baisse importante de leur estime d’eux-mêmes, comparés aux jeunes qui n’ont jamais eu de mentor. xx
Préconiser ces éléments lors du suivi et du soutien entraîne des résultats plus positifs chez les mentorés.

xii Herrera, C., Sipe, C. L., & McClanahan, W. S. (2000). Mentoring school-age children: Relationship development in community-based and school-based programs. Philadelphia: Public/Private Ventures. (Published in collaboration with MENTOR/ National Mentoring Partnership, Alexandria, VA

xiii Parra, G. R., DuBois, D. L., Neville, H. A., Pugh-Lilly, A. O., & Povinelli, N. (2002). Mentoring relationships for youth: Investigation of a process-oriented model. Journal of Community Psychology, 30, 367–388.

xiv Herrera, C., Sipe, C. L., & McClanahan, W. S. (2000). Mentoring school-age children: Relationship development in community-based and school-based programs. Philadelphia: Public/Private Ventures. (Published in collaboration with MENTOR/ National Mentoring Partnership, Alexandria, VA

xv DuBois, D. L., Neville, H. A., Parra, G. R., & Pugh-Lilly, A. O. (2002). Testing a new model of mentoring. In G. G. Noam (Ed.-in-chief) & J. E. Rhodes (Ed.), A critical view of youth mentoring (New Directions for Youth Development: Theory, Research, and Practice), No. 93, pp. 21-57. San Francisco: Jossey-Bass

xvi Keller, T. E. (2005b).The stages and development of mentoring relationships. In D. L. DuBois & M. J. Karcher (Eds.), Handbook of youth mentoring, pp. 82-99. Thousand Oaks, CA: Sage

xvii Herrera, C., Sipe, C. L., & McClanahan, W. S. (2000). Mentoring school-age children: Relationship development in communitybased and school-based programs. Philadelphia: Public/Private Ventures. (Published in collaboration with MENTOR/National Mentoring Partnership, Alexandria, VA

xviii Karcher, M. J., Roy-Carlson, L., Benne, K., Gil-Hernandez, D., Allen, C., & Gomez, M. (2006). A mixed methods approach to identifying factors that influenced Latino mentees’ changes in connectedness after mentoring. In C. M. Buchanan (Chair), The impact of mentoring of Latino youth: Academic outcomes and other developmental assets. Symposium presented at the Biennial Meeting of the Society for Research on Adolescence, San Francisco, CA.

xix Langhout, R. D., Rhodes, J. E., & Osborne, L. (2004). An exploratory study of youth mentoring in an urban context: Adolescents’ perceptions of relationship styles. Journal of Youth and Adolescence, 33, p. 293–306.

xx Rhodes, Jean E. (2002). Stand by Me: The risks and rewards of mentoring today’s youth. Massachusetts: Harvard University Press, p. 62.