7i1ii - Suivi et de soutien : Meilleures pratiques (a continué)

Étape 2 : Développement de la relation (passer du temps ensemble)

Respecter les engagements pris Les mentors engagés comprennent que la persévérance est importante. Un tel engagement se produit naturellement si le mentor croit fermement qu’il peut avoir un impact considérable et positif dans la vie du jeune. Cette croyance n’est pas une conception naïve du mentorat. Au contraire, elle reconnaît que le mentorat peut être éprouvant et exiger un gros investissement, en terme de temps et d’énergie.

Les limites sont déterminées par le modèle et les attentes du programme

Au-delà des recommandations de base concernant les limites physiques, émotionnelles et sociales, les limites varieront selon le type de programme. Elles seront différentes pour le mentorat à l’école et le mentorat individuel, où les mentors et les mentorés se rencontrent seul à seul. Par exemple, les jumelages individuels peuvent communiquer par téléphone, textos et courriels.

Comprendre et établir des limites Une fois qu’une relation de mentorat est tissée et que le mentor et le mentoré sont plus à l’aise ensemble, de nouveaux défis peuvent se présenter. Les mentors ne doivent pas en conclure que la relation est mauvaise, même si de telles périodes difficiles surviennent à l’occasion. Les mentorés à risque élevé sont exposés à plus de facteurs de risque. Il se pourrait que des événements surviennent et affectent leur façon de communiquer ou d’agir. Il est toujours très important que les mentors définissent des limites appropriées au préalable avec leur mentoré. Dans une relation avec un jeune, il y a des choses « à faire » et « à ne pas faire ». Ces éléments seront dictés par la nature de la relation, le contexte et d’autres facteurs particuliers, selon l’âge et le niveau développemental du mentoré.

Le mentor doit être conscient de trois types de limites :

  1. Les limites physiques
    Les mentors doivent être clairs avec leur mentoré concernant le type de contacts physiques appropriés. Par exemple, est-il acceptable que le mentoré serre son mentor dans ses bras pour lui dire au revoir?
  2. Les limites émotionnelles
    Il peut s’avérer difficile pour le mentor de jauger ce qu’il peut partager avec son mentoré, surtout quand il s’agit de ses expériences personnelles. Le mentoré pourrait soulever des sujets délicats comme les rapports sexuels ou la consommation de drogue. Le mentor doit écouter sans juger et ne jamais trahir les confidences faites, sauf si ce qui lui est confié peut faire du mal au mentoré ou à quelqu'un d’autre. Le mentor devra ensuite juger de ce qu’il peut dire au mentoré et les expériences personnelles qu’il peut partager avec lui, en fonction de l’âge du mentoré et des politiques du programme de mentorat.
  3. iii. Les limites sociales
    Le programme de mentorat doit indiquer spécifiquement le calendrier des rencontres entre le mentor et le mentoré. Les mentors doivent définir clairement la fréquence et le type de contacts appropriés, et savoir gérer la situation si le mentoré demande de le rencontrer plus souvent ou de lui parler au téléphone tous les jours.